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Chevalier de la Barre (rue)

Date de publication : 13-09-2006   |   Dernière mise à jour : 02-07-2015   |     |  

La rue commence rue Georges Marcel Burgun et se termine rue Jules Guesde. Elle est située dans le quartier : Les Hauts d’Issy / Les Épinettes – Le Fort.Elle mesure 230 mètres de long.

Elle a été percée au début du 19ème siècle. « Voie particulière » en 1870, elle est  classée dans la voirie urbaine en juillet 1934. Son tracé forme alors une ligne brisée, englobant l’actuelle rue Georges-Marcel Burgun et la partie est de la rue de l’Abbé Derry d’aujourd’hui. Elle prend son parcours actuel lors du réaménagement du quartier en 1949.

 

 

 

 

 

Elle portait anciennement le nom de rue de la Barre, peut-être en référence à « une maison et clos » voisins du même nom (17ème siècle).

 

 

 

 

 

Son nom actuel lui a été donné par une délibération du Conseil municipal du 21 avril 1894.

 

 

 

 

 

Le nom a été choisi en souvenir de Jean François Lefebvre, Chevalier de la Barre (1747 – 1766), figure symbolique des combats des philosophes au 18ème siècle.

 

 

 

 

 

Le Chevalier Jean-François de la Barre naît  en 1745 à Férolles en Brie,  Il est accusé d'avoir tenu de lectures séditieuses et d'avoir endommagé volontairement un crucifix. Le 9 août 1765, le crucifix de bois qui ornait le Pont Neuf fut tailladé. Une grande émotion souleva les habitants d’Abbeville, émotion exacerbée par l’évêque d’Amiens qui lança un monitoire ordonnant aux fidèles de révéler tout ce qu’ils savaient. Certains fidèles se souvinrent que de jeunes fêtards n’avaient pas salué la procession religieuse lors de la dernière Fête Dieu, et que des chansons impies avaient été chantées. En dépit de l’alibi qu’il produit pour la journée du 9 août, la découverte dans sa chambre de livres interdits dont le Dictionnaire philosophique de Voltaire fit de lui un coupable idéal. Les juges d’Abbeville statuèrent sur le crime d’impiété pour de la Barre et ses deux amis : l’un âgé de 15 ans ne sera condamné qu’à une amende, l’autre s’enfuit en Hollande. De la Barre  est  torturé et mis à la question. Le 28 février 1766 il est  convaincu d'irréligion par ses juges et condamné à avoir le poing coupé, la langue arrachée, avant d’être brûlé vif. Il  fait appel de ce jugement devant le parlement de Paris, sa peine étant transformée en… décapitation suivie de bûcher… Il est exécuté le 1er juillet 1766, le Dictionnaire Philosophique saisi étant lui aussi jeté aux flammes à ses côtés. C'est Voltaire qui s'emploiera à réhabiliter le Chevalier de la Barre, défendant sa cause avec la même fougue que dans l'affaire Calas.

 

 

 

 

 

Le nom est également celui d’une rue voisine de la commune de Vanves, située aujourd’hui dans l’axe de la rue de l’Abbé Derry, et autrefois dans le prolongement de la rue de la Barre.

 

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