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ZAC du Pont d’Issy, un projet grandeur nature

Date de publication : 07-11-2018   |   Dernière mise à jour : 07-11-2018   |     |  

Le futur éco-quartier sera composé d’un ensemble mixte de logements en accession et sociaux, commerces, bureaux, équipements, services, espaces verts…

C’est un ambitieux projet qui a vu le jour en 2012 avec la création de la ZAC du Pont d’Issy. Son objectif est de transformer le secteur en un quartier alliant logements, bureaux modernes et espaces verts. Développé par Sefri-Cime pour le compte d’Axa Real Estate Investment Managers il a ainsi reçu le Prix de la Mixité Urbaine délivré à l’occasion de l’édition 2016 des Pyramides d’Or organisée par la FPI (Fédération des Promoteurs Immobiliers). Ce prix, à l’échelle nationale et sur différents critères, récompense les meilleurs projets immobiliers, comme les qualités esthétiques et innovantes ou encore la qualité des services proposés aux futurs habitants du quartier. Une manière également de féliciter les maîtres d’œuvre de conception du futur, Loci Anima Architecture et Arte Charpentier Architectes.

Les premiers résidents des 3 tours "Haute définition" ont ainsi reçu leurs clés. Le siège de Capgemini, lui, prendra ses quartiers dans l’immeuble Aquarel en 2019.

 

Bridge, le futur siège d’Orange

L'entreprise va s'installer dans l'un des immeubles de la ZAC du Pont d’Issy qui totalise 56 000 m² et qui est développé par Altarea-Cogedim avec l’architecte Jean-Paul Viguier. "Bridge", dont la première pierre a été posée le 3 octobre 2018, sera un lieu "ouvert sur la ville, en dialogue avec son environnement et son histoire, tourné vers les rencontres et les échanges", conçu comme la vitrine numérique du Groupe.

Situé à proximité du Pont d’Issy, aux portes de Paris et de plain-pied avec les lignes de transport en commun T2 et RER C, "Bridge" est un projet aussi ambitieux qu’inédit, et redessine l’entrée de la ville d’Issy-les-Moulineaux.

 

 

Conçu en lien avec l’agence d’architecture Jean-Paul Viguier et Associés, "Bridge" sera un lieu ouvert sur la ville, en dialogue avec son environnement et son histoire, tourné vers les rencontres et les échanges. L’immeuble principal est un bâtiment phare, signal – à l’horizontal – d’un nouveau type tant dans son esthétique que dans sa pratique. Ses façades et verrière, tout en reflets et transparence, capteront la lumière naturelle autant qu’elles ouvriront des vues exceptionnelles sur l’extérieur et l’intérieur, pour le plus grand confort de ses utilisateurs.

 

Déployant en son cœur d’un immense atrium paysager très généreux, Bridge privilégie une grande diversité d’espaces, d’usages et de paysages, recréant ainsi une "ville intérieure" aux multiples volumes suspendus, habitée à tous les niveaux. Particulièrement stimulant, l’ensemble est conçu pour répondre aux nouveaux usages et aux attentes en matière de digitalisation.

 

"Bridge traduit à la fois une envie d’audace et un ancrage dans le patrimoine architectural d’Issy-les-Moulineaux. À l’intérieur, son atrium est le désir d’espaces partagés." souligne Jean-Paul Viguier, architecte du projet.

 

Le dessin de Bridge se démarque dans le paysage par des porte-à-faux aux dimensions hors norme, ses jardins et ses terrasses spectaculaires embrassent Issy-les-Moulineaux, Paris, la Seine et l’Île Saint-Germain. Le projet se conçoit au regard du patrimoine historique du site avec la réhabilitation d’une Halle de type "Eiffel".

 

Exemplaire d’un point de vue environnemental, ce projet vise l’obtention des certifications "NF- Bâtiments Tertiaires "Exceptionnel", "BREEAM " niveau Excellent, et "WELL Building Standard", et le label "BBC-Effinergie +". Il pourra également prétendre à une certification "WiredScore", plaçant la digitalisation au centre de sa conception d’ensemble.

 

Altarea Cogedim est à l’initiative de ce projet inédit et emblématique, porteur d’une nouvelle vision du bureau de demain, au service du bien-être des utilisateurs et des nouveaux modes de travail.

 

"Bridge" constitue la traduction du savoir-faire d’Altarea Cogedim et de son leadership en matière d’immobilier d’entreprise.

 

 

 

 

Françoise Raynaud, architecte du Pont d’Issy

L’architecte, qui a remporté le concours de construction d'une audacieuse tour mixte à New York, intervient actuellement sur le projet du nouveau quartier du Pont d’Issy. Rencontre.

 

Quel a été votre parcours ?

Je suis née à Carcassonne. La cité médiévale au cœur de la ville ainsi que la figure de l’architecte Viollet-le-Duc ont imprégné mon enfance. Vers six ans, j’ai su que je voulais devenir architecte.

J’ai aussi été bercée par l’histoire des Cathares qui tenaient tête aux pouvoirs en place et à l’Église dans la région. J’en ai retiré une réflexion sur l’autonomie de pensée en dehors des dogmes et des modes.

J’ai ensuite passé mon adolescence à Sète, face à la mer. Cela m’a donné envie de découvrir le monde et je suis partie faire mes études à Paris.

Mon diplôme en poche, je suis allée en Australie pour rencontrer l’architecte Glenn Murcutt. Ses réalisations qui rendaient compte des cultures primitives aborigènes, soucieuses du rapport à la nature, de leur justesse bioclimatique et de leur respect de la terre ont été un enseignement magnifique.

 

Comment avez-vous débuté votre vie professionnelle ?

J’ai travaillé 18 ans aux côtés de Jean Nouvel. J’ai voyagé dans de nombreux pays, notamment en Asie et j’ai travaillé sur des projets extraordinaires : « la Tour sans fin » à la Défense, la tour Dentsu au Japon avec sa vue magnifique sur la baie de Tokyo, le musée du quai Branly. Ce qui m’intéressait à l’étranger, c’était de comprendre des cultures différentes.

Il ne suffit pas d’appréhender ce qui est visible mais il faut aussi se plonger dans l’anamnèse d’une culture. J’ai notamment découvert le feng shui, en concevant la maison du chairman d’un grand groupe électronique. Cet enseignement oriente toujours ma façon de pratiquer l’architecture. En latin, loci anima, le nom de mon agence crée en 2002, signifie « l’âme des lieux » : chaque être vivant, objet, mais aussi élément naturel est animé d’un esprit, d’une force vitale, d’une énergie. L’agence crée des architectures à vivre, des espaces conçus comme des êtres vivants qui remettent la nature au coeur de l’écosystème humain.

 

Comment vos projets prennent-ils en compte la dimension écologique et durable ?

Pour moi, un bâtiment vertueux est un bâtiment bioclimatique. Il s’agit avant tout d’intelligence. Elle tient compte des spécificités du site sur lequel il se trouve, de son rapport au climat, de ses orientations. Il faut à chaque fois magnifier ses vues, faire rentrer la lumière et le soleil aussi… Mais la plupart des critères de bons sens qui sous-tendent le bioclimatisme ne rentre pas dans les calculs savant des labels environnementaux.

 

Pouvez-vous nous citer quelques-unes de vos réalisations notoires à travers le monde ?

Oui, notamment de la dernière en date. En 2014, loci anima remportait un concours de tour mixte de 110 mètres à New York. Le premier projet, gagné face à Rafael Vinoly et Piero Lisoni proposait une tour de verre avec des logements dotés de « pocket garden », véritables jardins venant lécher les façades. Un second projet est venu remplacer le premier pour aboutir à une tour actuellement en construction, faite de terre cuite et de briques, jouant avec les reflets des eaux de l’Hudson River.

 

Sur quels projets travaillez-vous sur le territoire d’Issy-les-Moulineaux ?

Le projet du Pont d’Issy a commencé en 2007. Après des années de travail, nous livrons deux tours de logements en accession et une tour de logements sociaux, une crèche et des commerces. Nous achevons l’extension en bois du campus de bureaux qui sera livré à la fin de l’année et nous avons déposé un permis pour une tour de bureau qui viendra achever le quartier du pont d’Issy.

 

Au Pont d'Issy, Françoise Raynaud travaille sur les projets Fusion, Aquarel et les logements.

 

Tour Fusion

Le projet, porté par Loci Anima, Elioth et Khephren, s’élève sur 14 étages et atteint 69 mètres au point le plus haut avec la hauteur du plancher bas du dernier niveau accessible qui s’établit à une hauteur de 49,5 mètres.

Le bâtiment se décompose en deux corps liés entre eux par une entité intermédiaire établissant la liaison entre du R+1 au R+14. L’ensemble peut se traduire sous une forme générale de « H » dirigé selon un axe principal nord-est/sud-ouest.

Le rez-de-chaussée est occupé par un hall, des commerces et un espace d’exposition. Au premier niveau, des salles de conférences et de fitness, puis du niveau 2 au niveau 13 des bureaux, enfin le niveau 14 est occupé par une cafeteria et la terrasse. L’enveloppe du bâtiment présente une géométrie déstructurée, composée de pans verticaux, inclinés en pente et dévers, brisés. Les façades du projet présentent au total 6 inclinaisons différentes possibles par rapport à la verticale.

 

Les recours contre les projets du Pont d’Issy rejetés par la justice

Pour rappel, les associations ACTEVI, Issy l’écologie, Environnement Boulogne-Billancourt et Val de Seine Vert avaient demandé au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par requêtes du 18 juin 2012, d’annuler, d’une part, la délibération du 12 avril 2012 par laquelle le Conseil municipal de la Ville d’Issy-les-Moulineaux a approuvé la révision simplifiée du Plan Local d’Urbanisme et, d’autre part, la délibération créant la ZAC du Pont d’Issy. Par jugements du 21 janvier 2014, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté ces demandes.

 

L’association ACTEVI a interjeté appel de ces jugements par requêtes du 28 mars 2014. Par deux arrêts du 4 février 2016, la Cour Administrative d’Appel de Versailles a rejeté les requêtes de l’Association et l’a condamnée à verser une somme globale de 3 000 € au titre des frais exposés.

 

Par la suite, les associations ACTEVI et Val de Seine Vert avaient demandé devant le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par requête du 15 juillet 2014, l’annulation de l’arrêté de permis de construire délivré à la SCI IMEFA 52 le 31 décembre 2013, en vue de la réalisation d’un immeuble de grande hauteur d’une surface de plancher de 60 138 m2. Le projet concernait la réalisation d’une tour de 180 mètres sur le terrain du Crédit Agricole. Par jugement du 16 février 2016, un non-lieu à statuer a été prononcé par le Tribunal administratif sur les requêtes des associations.

 

Persévérant, les associations ACTEVI et Val de Seine Vert avaient sollicité auprès du Tribunal administratif, par requête du 5 décembre 2014, l’annulation de l’arrêté de permis de construire de la tour Hélice délivré à la SCI Issy Campus le 14 juin 2014, en vue de la réalisation d’un immeuble de grande hauteur d’une surface de plancher de 48 533 m2. Par jugement du 16 février 2016, la requête de ces associations a de nouveau été rejetée et elles sont condamnées solidairement à verser à la Ville la somme de 1 000 € et à la SCI Issy Campus la même somme au titre des frais exposés.

 

Ces nouveaux succès sont à l’image de la qualité et de la détermination de la Ville, et confirment que la gestion urbanistique de la Municipalité s’opère dans le respect de l’environnement urbain et des textes en vigueur.

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