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Rencontre avec Françoise Raynaud, architecte de talent

Date de publication : 01-03-2018   |   Dernière mise à jour : 07-03-2018   |     |  

L’architecte, qui a remporté le concours de construction d'une audacieuse tour mixte à New York, intervient actuellement sur le projet du nouveau quartier du Pont d’Issy.

Quel a été votre parcours ?

Je suis née à Carcassonne. La cité médiévale au cœur de la ville ainsi que la figure de l’architecte Viollet-le-Duc ont imprégné mon enfance. Vers six ans, j’ai su que je voulais devenir architecte.

J’ai aussi été bercée par l’histoire des Cathares qui tenaient tête aux pouvoirs en place et à l’Église dans la région. J’en ai retiré une réflexion sur l’autonomie de pensée en dehors des dogmes et des modes.

J’ai ensuite passé mon adolescence à Sète, face à la mer. Cela m’a donné envie de découvrir le monde et je suis partie faire mes études à Paris.

Mon diplôme en poche, je suis allée en Australie pour rencontrer l’architecte Glenn Murcutt. Ses réalisations qui rendaient compte des cultures primitives aborigènes, soucieuses du rapport à la nature, de leur justesse bioclimatique et de leur respect de la terre ont été un enseignement magnifique.

 

Comment avez-vous débuté votre vie professionnelle ?

J’ai travaillé 18 ans aux côtés de Jean Nouvel. J’ai voyagé dans de nombreux pays, notamment en Asie et j’ai travaillé sur des projets extraordinaires : « la Tour sans fin » à la Défense, la tour Dentsu au Japon avec sa vue magnifique sur la baie de Tokyo, le musée du quai Branly. Ce qui m’intéressait à l’étranger, c’était de comprendre des cultures différentes.

Il ne suffit pas d’appréhender ce qui est visible mais il faut aussi se plonger dans l’anamnèse d’une culture. J’ai notamment découvert le feng shui, en concevant la maison du chairman d’un grand groupe électronique. Cet enseignement oriente toujours ma façon de pratiquer l’architecture. En latin, loci anima, le nom de mon agence crée en 2002, signifie « l’âme des lieux » : chaque être vivant, objet, mais aussi élément naturel est animé d’un esprit, d’une force vitale, d’une énergie. L’agence crée des architectures à vivre, des espaces conçus comme des êtres vivants qui remettent la nature au coeur de l’écosystème humain.

 

Comment vos projets prennent-ils en compte la dimension écologique et durable ?

Pour moi, un bâtiment vertueux est un bâtiment bioclimatique. Il s’agit avant tout d’intelligence. Elle tient compte des spécificités du site sur lequel il se trouve, de son rapport au climat, de ses orientations. Il faut à chaque fois magnifier ses vues, faire rentrer la lumière et le soleil aussi… Mais la plupart des critères de bons sens qui sous-tendent le bioclimatisme ne rentre pas dans les calculs savant des labels environnementaux.

 

Pouvez-vous nous citer quelques-unes de vos réalisations notoires à travers le monde ?

Oui, notamment de la dernière en date. En 2014, loci anima remportait un concours de tour mixte de 110 mètres à New York. Le premier projet, gagné face à Rafael Vinoly et Piero Lisoni proposait une tour de verre avec des logements dotés de « pocket garden », véritables jardins venant lécher les façades. Un second projet est venu remplacer le premier pour aboutir à une tour actuellement en construction, faite de terre cuite et de briques, jouant avec les reflets des eaux de l’Hudson River.

 

Sur quels projets travaillez-vous sur le territoire d’Issy-les-Moulineaux ?

Le projet du Pont d’Issy a commencé en 2007. Après des années de travail, nous livrons deux tours de logements en accession et une tour de logements sociaux, une crèche et des commerces. Nous achevons l’extension en bois du campus de bureaux qui sera livré à la fin de l’année et nous avons déposé un permis pour une tour de bureau qui viendra achever le quartier du pont d’Issy.

 

Au Pont d'Issy, Françoise Raynaud travaille sur les projets Fusion, Aquarel et les logements.

 

Pour finir, un mot à toutes les femmes…

Au-delà des questions d’actualités, il faut réfléchir plus largement aux problèmes des dominants et des dominés dans le monde et à l’exercice du pouvoir des êtres humains sur le reste du monde vivant.

 

Plus d'informations sur les travaux du Pont d'Issy

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