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Votre parcours : Issy.comLa villeLes sports à IssyAlexandre Vigneau, un Isséen au Rallye Dakar

Alexandre Vigneau, un Isséen au Rallye Dakar

Date de publication : 01-03-2018   |   Dernière mise à jour : 01-03-2018   |     |  

L’Isséen a participé pour la 4e fois à la grande course internationale qui s’est déroulée en janvier en Amérique du Sud.

Alexandre Vigneau a pris la route en janvier dernier, prêt à parcourir 9 000 kilomètres, avec de beaux résultats : 15e du classement général sur 43 à l’arrivée et 1err dans la catégorie deux roues motrices essence. « C’est notre meilleur résultat en quatre participations ensemble, nous explique le coureur. Mais plus que ce classement, nous sommes fiers de nous positionner comme premier équipage amateur du rallye. En effet, ce n’est pas notre métier. Donc le fait de pouvoir rivaliser et parfois battre les professionnels nous comble. »

 

Comment s’est déroulé le rallye ?

Un Dakar dont on voit l’arrivée est toujours un bon Dakar. Mais c’était de loin l’édition la plus difficile à laquelle nous avons dû faire face avec mon pilote Éric Bernard. La plus dangereuse aussi. Il y a eu beaucoup de casse lors de la première semaine au Pérou. À chaque fois que nous basculions derrière une dune, il était impossible de savoir si c’était une pente douce ou raide qui nous attendait. Le Pérou a fait une première sélection, il suffit de voir le nombre de pointures qui ont abandonné au cours de la première semaine. Ensuite la Bolivie a été fidèle à sa réputation, avec de la boue et des passages à plus de 4 500 mètres. La deuxième semaine en Argentine était usante et compliquée en navigation. Seules les chaleurs caniculaires nous ont épargnés cette année.

 

Vous avez fait la course auprès de votre copilote, Éric Bernard. Quel rôle y teniez-vous ?

En France on dit « copilote », mais les Sud-Américains utilisent le mot navegante, qui signifie navigateur, et qui me semble plus approprié. Sur la base du roadbook qui m’est donné chaque veille d’étape, j’essaye d’interpréter et trouver la bonne piste ou le bon cap. Nous devons passer par des points virtuels, au risque de prendre des pénalités. Je passe donc ma journée le nez dans mon roadbook et mon GPS, qui est en réalité une boussole digitale. Et lorsqu’on s’ensable, eh bien, je fais un peu de sport !

 

Racontez-nous un moment fort du rallye.

Au final, on ne retient que les bons  moments. Nous avons perdu plus de deux heures sur un problème électrique dans la spéciale reliant La Paz à Uyuni en Bolivie. C’est forcément de la frustration. Nous avons vécu des moments forts dans les dunes péruviennes, qui étaient finalement de véritables montagnes de sable. Un mois après, j’en fais encore des cauchemars. Descendre ces dunes avec en point de mire l'Océan Pacifique restera comme une image impérissable.

 

 

C’est votre 4e rallye. Qu’est-ce qui vous motive dans cette course ?

Le rallye Dakar reste une aventure hors norme, humaine et mécanique, qui me permet de découvrir des territoires parfois hostiles et inexplorés. J’ai rêvé devant les images des Dakar d’antan, le désert me fascine. La soif de compétition est aussi une motivation. Et puis participer au Dakar est une forme de responsabilité, ne serait-ce que pour répondre aux attentes de nos partenaires, sans lesquels nous ne pourrions partir.

 

Que tirez-vous de cette expérience ?

Outre des courbatures, j’en tire des enseignements qui me servent toute l’année dans ma vie et mon travail. Le Dakar m’a appris à aller vers l’inconnu, et surmonter certaines peurs ou certains préjugés. Il m’aide aussi à négocier certains obstacles professionnels, que ce soit dans la gestion des problèmes ou dans la conduite managériale. Par exemple, sur le Dakar la fatigue n’est pas une excuse, c’est une composante, parmi d’autres facteurs qui rendent l’aventure complexe. À partir du moment où on l’admet, on fait la route plus sereinement.

 

Vous vivez à Issy-les-Moulineaux et y possédez également votre propre société. Pouvez-vous nous en parler ?

Ma société a 9 ans d’existence. Nous produisons des émissions et des programmes pour la télévision, en particulier dans le monde du sport. L’un de nos clients importants est Eurosport, dont le siège est à Issy-les-Moulineaux. Outre Eurosport, nous produisons les championnats du monde d’Enduro. De mars à novembre, nos équipes partent en mission chaque week-end. Nous souhaitons nous développer aux côtés des acteurs économiques d’Issy et Boulogne. Nos métiers se sont transformés et aujourd’hui la mission d'une société de production ne s’arrête plus à la simple production de films. Nous devons accompagner nos partenaires afin de leur proposer un traitement à 360 degrés, sur tous leurs supports. Comme sur le Dakar, cette transformation digitale nous oblige à emprunter de nouveaux chemins, parfois en hors-piste, et c’est passionnant.

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