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[Rencontre] Philippe Jégou, architecte d’intérieur isséen

Date de publication : 03-04-2018   |   Dernière mise à jour : 04-06-2018   |     |  

Nous avons rencontré Philippe Jégou, architecte d’intérieur isséen qui a participé à la rénovation de l'Ambassade de Suisse à Paris.

Dans le cadre de la réouverture de l’Ambassade de Suisse en France, situé dans l’Hôtel de Besenval à Paris, un bâtiment classé du XVIIIe siècle, André Santini a rencontré Philippe Jégou, architecte d’intérieur isséen qui a participé à la rénovation de deux salons de la Résidence. Nous lui avons posé quelques questions.

 

Quel est le rôle d’un architecte d’intérieur ?
Philippe Jégou : Je me définirais comme un récepteur émetteur : un récepteur des désirs du client et du potentiel des lieux et des espaces à concevoir, un émetteur d’idées associant ma créativité aux données et aux normestechniques spécifiques à chaque projet. À partir de mon ressenti des aspirations du client et du potentiel des lieux je conçois un projet sur mesure intégrant les données spécifiques et les normes en vigueurs.

 

Quelle est votre formation ?
P. J. : Je suis diplômé en architecture DPLG (diplômé par le gouvernement). J’ai été en charge en tant que chef de produit de plusieurs collections de meubles, luminaires, porcelaine et tapis. J’ai créé ma société d’architecte et de décoration en 2008.

 

Quel a été votre travail dans le cadre de la rénovation de l’Ambassade de Suisse en France ?
P. J. : Les salons de réception situés en rez-de-chaussée n’avaient pas été rénovés depuis plusieurs années et mon travail a consisté à repenser les différents décors du XVIIIe des salons, en leur redonnant du sens et de la cohérence. La première partie du travail a été de compléter et d’évoquer le décor du XVIIIe siècle du salon de l’alcôve, par un travail de décor de textile et de passementerie sur mesure, et la mise en place de miroir anciens au mercure dans l’esprit du salon de la méridienne ou du cabinet doré de Marie Antoinette à Versailles. La deuxième partie du travail a consisté dans la restauration des boiseries et des dorures, des luminaires, du mobilier et des objets d’art dont la collection de statuettes de biscuit de Sèvres, ainsi que de la recherche d’antiquités afin decompléter le mobilier existant. Une nouvelle tranche de travaux de restauration démarre en juillet 2018 pour finir en décembre 2018 pour la restauration de 5 salons de réception.

 

Sur quels autres projets êtes-vous intervenu ?
P. J. : J’ai collaboré au sein d’une grande agence de décoration française sur le projet du remeublement du Château de Versailles ainsi que sur la réalisation du département des objets d’art décoratifs du XVIIIe siècle au Musée du Louvre. Je travaille sur des aménagements de résidences et appartements privées ainsi que sur des projets de décoration d’hôtels.

 

Quels sont vos projets à venir ?
P. J. : Le réaménagement des salons de réception de l’Ambassade de Suisse à Paris, ainsi que la décoration d’appartements de luxe à Paris et une collection de luminaires.

 

Quelles sont vos tendances en tant qu’architecte ?
P. J. : Aucune et toute, chaque projet est une rencontre intellectuelle et esthétique avec un client et un lieu. Cela peut devenir une expression classique ou contemporaine suivant la pertinence des besoins et du propos.

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ?
P. J. : Toute l’histoire des arts décoratifs du monde me passionne et est pour moi une source d’inspiration sans cesse renouvelée. J’aime l’ordonnancement des espaces , les symétries apaisant l’âme et élevant l’esprit aussi bien dans une expression classique que contemporaine. Le travail sur les volumes et la fluidité des espaces est pour moi fondamentale. Mon métier, c’est du rêve, tout est possible, tout est à construire...

 

Ambassade de Suisse à Paris

 

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